Octobre 2020. Projet de photo animalière en Charente-Maritime pour photographier le brame du cerf

Photo en lowkey d'un cerf en train de bramer.
Photo en lowkey d'un cerf en train de bramer.

Le brame du cerf 2020 aura été marqué par une météo capricieuse et totalement imprévue pour la saison en Charente-Maritime. Des pluies incessantes et des températures élevées n’ont pas empêché les cerfs de bramer mais les conditions pour réaliser les photos ont été très difficiles.

Pourtant, tout avait bien commencé. Les premiers cerfs ont commencé à bramer vers le 25 septembre. Les premières hardes ont commencé à se constituer. Mes premières observations sur le terrain de la Haute-Saintonge montrant plusieurs hardes constituées d’un cerf dominant et d’une dizaine de biches.

A la fin du mois de septembre, les températures matinales étaient comprises entre 12 et 17 degrés Celsius. J’avais placé quelques affûts à quelques endroits stratégiques situés près de grands chênes centenaires et quelques beaux châtaigniers.

Les premières sessions furent couronnées de succès avec de très belles rencontres et de belles photos de cerfs en train de bramer. Je suis toujours équipé de mon objectif 500mm et la technique de l’affût. Personnellement, je trouve qu’il est difficile de photographier les cerfs en billebaude avec une longue focale de plusieurs kilogrammes. J’utilise toujours un trépied et une rotule pendulaire pour me faciliter les prises de vues.

Ma technique pour l’affût est simple. La veille, je repère où sont les hardes. Pour cela j’écoute les cerfs bramer. En général, une harde peut parcourir plusieurs kilomètres durant la nuit à la recherche de nourriture mais les cerfs et les biches sont gourmands. A cette époque de l’année, les glands et les châtaignes sont des mets de choix. Il suffit de se poster aux endroits puis de bien se cacher en attendant les animaux.

Je m’installer toujours dans mon affûts alors qu’il fait totalement noir. Je multiplie les chances de ne pas être repéré.

J’ai pour habitude de dire que la technique de l’affût est toujours récompensée. Même si je ne déclenche pas l’appareil pendant plusieurs heures, il y a toujours un cerf qui viendra en quête de nourriture. La patience est ma meilleure alliée.

De plus l’affût est une technique intéressantes car à cette époque de l’année, l’automne est souvent très frais le matin. Sous ma tente, je suis bien à l’abri.

Mais cette année, ma tente n’a pas seulement servi à me protéger du vent du nord qui a souffler pendant plus de 10 jours au début du mois d’octobre. La pluie m’a accompagnée pendant des jours et des jours. Les conditions de prises de vue ont été souvent très difficile car les vitesses étaient souvent très basses (de l’ordre du 1/60ème de seconde) malgré des sensibilités très élevées (plus de 1000 ISO). J’ai dû composer avec cette météo plus que maussade.

Ces conditions si particulières pour la Charente-Maritime ont continué jusqu’au 31 octobre, date de ma dernière session photo.

Pourtant, j’ai connu quelques belles surprises avec quelques matinées ensoleillées mais surtout quatre sessions photos dans le brouillard. C’est certainement ce que je préfère le plus. Les conditions à réunir pour obtenir un brouillard dense est très complexe. Heureusement que la Haute-Saintonge est constellée par de nombreux étangs qui permettent de créer l’humidité nécessaires au brouillard de se créer après une journée ensoleillée et une nuit fraiche.

Ces petits matins baignés d’une lumière douce m’ont permis de réaliser quelques très belles photos oniriques et évanescentes. La galerie qui suivra le texte vous donneront une idée de l’ambiance qui régnait sur la Haute-Saintonge.

Cette année, j’ai aussi décidé de passer beaucoup plus de temps dans les sous-bois et les forêts. Ce sont des endroits que je fréquente peu car l’objectif 500mm n’est pas très adapté. J’ai eu la chance de réaliser quelques portraits de cerfs intéressants mais les arbres et la végétation parfois touffue créent des environnements peu propices à la création de photos éthérées.

Ces sessions photo consacrées au brame du cerf s’inscrivent dans mon projet global consacré aux cerfs. Mon but était de créer de belles photos en utilisant les techniques du high-key et du lowkey.

Comme toujours, le but de mes photos était surtout de retranscrire de manière symbolique les émotions que je ressens lorsque je suis sur le terrain dans une nature vierge et délaissée par l’homme.

Une fois de plus, j’ai voulu montrer la grâce, la beauté, la magnificence et l’élégance du maître des forêts françaises. Dans mes photos de cerfs, je privilégie toujours un cerf. Ensuite, je capte l’attitude élégante et les signes de puissance.

Ces quelques semaines de photographie dans une nature apaisée loin du tracas du monde et du brouhaha de hommes m’aura permis de me replonger aux sources de ma créativité en retrouvant l’inspiration auprès des cerfs en train de bramer.

Toutes les photographies que j'ai créées sur le terrain sont destinées à créer des photos d’art pour mes collections « autour du monde » ou « autour de l’esprit ».

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Article publié le dimanche 01 novembre 2020. Écrit par